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Test de l’Archos Diamond S : un équilibre intéressant

mercredi 24/08/2016 par

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Liminaire : cet article fait partie d’une série de 4 tests consécutifs visant à comparer les principaux smartphones d’Archos, pour cette mi-année 2016.

Deuxième test de notre comparatif estival, le Diamond S est arrivé dans les linéaires fin 2015 - début 2016, peu de temps après le 50 Diamond qui avait fait référence par son rapport qualité/prix.

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Son annonce avait quelque peu surpris par sa soudaineté, et encore davantage par ses caractéristiques : alors que le 50 Diamond affichait des performances de très bon niveau au regard de son prix, le Diamond S semblait en prendre le contre-pied avec des caractéristiques à première vue en léger retrait. Plusieurs semaines de test ont permis de faire le bilan factuel de cette première impression.

A la première prise en main, bonne surprise : l’appareil semble léger - et il l’est (116g) - surtout par rapport à son prédécesseur (142g pour le 50 Diamond). La préhension du smartphone est globalement bonne, grâce notamment à ses bords arrondis, et donc agréables. Son recto en verre, s’il dégage une bonne impression "premium" visuelle, n’est pas forcément des plus efficaces pour la prise en main où un dos légèrement bombé peut parfois se faire apprécier.

Côté solidité et fiabilité du form factor, nos deux ou trois semaines de test n’ont pas mis en évidence de défaut de conception : l’ensemble parait solide, sans craquement apparent lors d’une utilisation "normale".

En termes de connectiques, on appréciera les deux slots SIM (un tiroir de chaque côté du smartphone, ouvrable à l’aide de picots) et le slot micro-SD supplémentaire. Le port micro-USB est situé sur le dessus du smartphone, tout comme la prise jack.

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La batterie est, sans trop de surprise, non amovible. Enfin, deux grilles parent le bord inférieur du smartphone (mais un seul haut parleur cependant).

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Côtés boutons, on n’en dénombre que deux, côté droit : l’un pour le On/Off, le deuxième (plus étiré) juste au-dessus pour le volume. Classique et suffisant. A noter que, comme pour le Diamond Plus, ces deux boutons accusent à léger "jeu" à l’usage mais sans impact particulier (pas de retour particulier sur les forums après plusieurs mois de disponibilité).

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La tranche droite et ses deux boutons, ainsi que l’insert de la deuxième carte SIM


Dernier point du design, l’appareil photo dorsal est bien engoncé dans la coque et n’offre aucun embonpoint extérieur. Le smartphone sera donc posé totalement à plat sur le sol sans risque de rayer l’objectif.

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Les spécifications

Sur la page officielle du constructeur, on peut trouver l’ensemble des caractéristiques techniques pour un état des lieux factuel :

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On constate immédiatement une forte similarité de ces spécifications avec celles du Diamond Plus - précédemment testé - à l’exception notable de l’écran (AMOLED versus IPS).

L’écran

Au placard l’écran full HD IPS du 50 Diamond, l’équipe d’Archos a cette fois-ci jeté son dévolu sur un écran de résolution moindre (1280x720), mais AMOLED.
Au final, le choix s’avère plutôt judicieux car la technologie AMOLED apporte un réel gain visuel, sans pour autant que la résolution plus faible ne lui fasse de tort. Les angles de vision s’avèrent évidemment très bon : il faut réellement mettre l’écran quasiment à la verticale pour réellement apercevoir une modification des couleurs...

En extérieur, l’écran reste globalement lisible - même en pleine lumière. Certains smartphones haut de gamme font forcément mieux, avec des traitements anti-reflets évolués, mais le Diamond S remplit son office.

Autre impact positif, les performances graphiques s’en ressentent forcément positivement (voir chapitre suivant), le processeur ayant à traiter un volume moindre de données pour animer l’écran (car moins de pixels).

Enfin, dernière bonne nouvelle, l’écran est de type Gorilla Glass 3, de quoi rassurer sur sa solidité.

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Pas de traitement particulier contre les traces de doigts en revanche...


Les performances

Le connaisseur pourra forcément être déçu de voir ce Diamond S animé par un processeur Mediatek au lieu du SnapDragon 615 de son grand frère. Le choix d’Archos est en effet clair : ce Diamond S vise à flatter la rétine plutôt que de viser la performance graphique dans les jeux 3D.
Car si le Diamond S fait tourner la totalité des jeux - y compris gourmands - présents dans GooglePlay, il ne pourra pas se prévaloir (tout comme le Diamond Plus) de les faire tourner avec toute la fluidité et le niveau de détail des smartphones ’haut de gamme’.

Petit passage en revue des benchmarks habituels. Dans l’ordre : Epic Citadel, GFXBench, Antutu, PCMark, Pi, Quadrant, Seascape et Vellamo.

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On a donc ici la confirmation que, pour la 3D, le résolution standard du Diamond S lui rend de grands services : alors que les benchs de calculs sont similaires à ceux du Diamond Plus, en toute logique puisque s’appuyant sur le même processeur, ceux-ci s’améliorent grandement dès que le bench s’appuie sur la restitution graphique (tels que Epic Citadel, Quadrant ou encore certains scores de GFXBench).

Face au 50 Diamond, les résultats sont pour le moins contrastés puisque - grâce à une version d’Android plus récente, le Diamond arrive à faire jeu égal voir mieux dans la majorité des benchmarks :

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Le couple AMOLED + Mediatek s’avère par conséquent ici relativement pertinent, en fournissant des résultats qui, sans être dithyrambiques, restent néanmoins satisfaisant pour la gamme de prix et suffisamment confortables pour le jeu 3D notamment.

Connectiques et capteurs

L’Archos Diamond S est plutôt correctement doté :
- Double SIM avec support de la 4G Catégorie 4
- Wifi, Wifi Direct, Bluetooth 4.0 Smart Ready
- GPS
- Radio FM
- Un capteur 3D-G (accéléromètre)

On notera la très bonne réactivité du GPS qui accroche très rapidement les satellites et qui, globalement, ne fait jamais défaut.

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Dans les absents, on identifiera le NFC mais également le gyroscope - plutôt à la mode actuellement avec son utilisation possible dans les jeux utilisant la réalité virtuelle et réalité augmentée, type Pokemon Go. Pour ce dernier, il faudra donc y jouer en vue classique.

L’appareil photo

L’appareil photo dorsal semble se comporter de manière relativement efficace, en tous cas pour ce niveau de gamme : alors que les caractéristiques sont les mêmes que pour le Diamond Plus, on retrouve des photos avec plus de détail et moins d’effet de halo. En terme de réactivité, le déclenchement semble dans la moyenne.
Quant au mode HDR, bien présent, ajoute encore un peu plus de détail lorsqu’il est enclenché :


Cliquez sur les images pour les voir en taille d’origine


Avec une lumière faible et de nuit, forcément le résultat s’en ressent fortement :

Cliquez sur l’image pour la voir en taille d’origine


Enfin, un exemple de vidéo prise avec la caméra frontale :

Cliquez sur l’image voir la vidéo


On retrouve toujours le même défaut inhérent à Archos : l’utilisation des fonctions d’Android "pures", assez pauvres, sans ajout applicatif particulier. La concurrence fait donc généralement un peu mieux ici.

Une autonomie de bon niveau

Avec une batterie de 2 300mAh, on pourrait immédiatement craindre une autonomie relativement faiblarde. Que nenni, nos différents tests et l’usage pendant plusieurs semaines ont globalement convaincu :

- un score de 7h12 à PCMark permet déjà d’être rassuré

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- 9h30 de lecture d’une vidéo en H.264 1920x1080, en luminosité maximale : de quoi voir venir lors des longs trajets en avion ou en train... C’est 2h30 de plus que le Diamond Plus, preuve s’il en faut que la taille et résolution inférieure de l’écran, ainsi que sa technologie AMOLED font quelques miracles...

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Bonne nouvelle : la lecture de vidéo génère une courbe de diminution de charge parfaitement rectiligne (et donc prévisible) - excepté faite des dernières minutes, comme souvent insignifiantes.

Et l’environnement applicatif ?

Comme tout smartphone Archos actuel, le choix a été fait de conserver la couche Android 5.1 Lollipop d’origine : aucune surcouche graphique et les applications ajoutées sont restreintes aux lecteur vidéo (un must reconnu) et gestionnaire multimédia plutôt efficace. Archos se fait en revanche plaisir à proposer, lors de l’installation initiale quelques jeux et applications largement dispensables : le conseil est donc plutôt de refuser leur installation, quitte à en installer quelques-uns manuellement plus tard si l’envie s’en fait sentir.

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Cette absence de surcouche a néanmoins un intérêt notable : assurer une fluidité à toute épreuve, l’interface n’étant pas alourdie par des effets ou des applications superflus. L’interface est globalement assez réactive au doigt : sans atteindre les sommets des smartphones haut de gamme, elle semble être à l’usage dans la bonne moyenne et le confort d’usage n’est jamais affecté.

L’Archos Diamond Plus embarque par ailleurs 16Gb de mémoire interne : globalement le seuil minimum aujourd’hui pour être relativement à l’aise et ne pas être trop rapidement bloqué lors de l’installation des jeux. Une carte mémoire peut être ajoutée, indépendamment des 2 slots SIM (contrairement à certains concurrents), pour augmenter cet espace jusqu’à 128Gb supplémentaire (pour la data principalement, compte tenu des contraintes d’Android sur l’installation des applications).

Conclusion

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Le premier ressenti est donc correct : l’Archos Diamond S n’est en rien le successeur du 50 Diamond. Pour autant, il reste largement digne d’intérêt : si ses caractéristiques et ses performances ne cherchent pas à lorgner vers le haut de gamme, elles se tournent en revanche vers le design et le plaisir visuel tout en assurant une fluidité à chaque instant.
Doté d’une bonne finition qui n’a pas été prise en défaut pendant les quelques semaines de notre test, l’expérience utilisateur est également d’un très bon niveau. Au final, seuls les gamers et photographes en herbe pourront se sentir trop limités par ce smartphone, qui reste par ailleurs globalement bien équilibré.

Proposé à 200€, il reste donc - maintenant que le 50 Diamond n’est plus vendu - le smartphone 5" de référence pour la marque. En attendant un futur Diamond S2 ?

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