logo

Test de l’Archos 50b Platinum

mercredi 12/11/2014 par

Commentaires

Un peu plus d’un an après la sortie du 50 Platinum, voici venir son successeur : le 50b Platinum. L’occasion de voir l’évolution que propose Archos en un an, pour un smartphone qui change globalement du tout au tout. Tant sur le design lui-même que sur le positionnement tarifaire passé de 200€ à 130€ seulement pour le nouveau venu...

Ce test a été effectué sur une durée de 2 semaines environ, en utilisation professionnelle : dodo-métro-boulot.

Le grand déballage :

Passons rapidement sur la boite, classique, présentant les principales spécifications du produits et la présence des 3 coques colorées, pour nous attacher à son contenu. Et là, première bonne surprise : il s’avère relativement complet.

JPEG - 407.4 ko
JPEG - 449.5 ko
JPEG - 511.5 ko

- Le téléphone lui-même, évidemment
- Une coque de protection en plastique, qui laisse bien accessibles les différentes connectiques (mais laisse à l’air libre l’écran, ne proposant pas de rabat)
- 3 dos colorés, interchangeables : bleu, rose et noir
- Les manuels succincts et autres notices de garanties habituelles
- La batterie
- Le câble USB et son chargeur mural
- Une paire d’écouteurs (minimalistes évidemment)
- Et enfin une carte SD de 8Go !

Design :

Doté d’un plastique dur, légèrement brillant, ce smartphone présente un aspect robuste et solide. Le design global du smartphone est quelque peu particulier puisque doté d’un effet "trapèze" qui lui confère sa personnalité et ne le rendent pas passe-partout. En revanche, et de manière tout à fait subjective, ce design est probablement plus masculin que féminin.

JPEG - 456.3 ko
JPEG - 474.3 ko
JPEG - 445 ko

Par ailleurs, son dos interchangeable s’avèrera pratique pour les cadeaux notamment : vous n’êtes pas certain des goûts du destinataire ? Pas de panique, il aura le choix entre les trois couleurs proposés dans la boite. Pratique.

Au final, et même s’il n’est pas particulièrement compact, ce smartphone ne souffre pas de défaut de conception particulier - rien en tout cas qui n’ait marqué durant le test.

A ce titre, la comparaison avec son prédécesseur, le 50 Platinum, montre qu’Archos n’a visiblement conservé que le nom puisque le design s’avère fort différent. Son aïeul était en effet beaucoup plus en rondeur... et passe-partout :

JPEG - 473.8 ko
JPEG - 485.3 ko
JPEG - 448.6 ko
JPEG - 340.4 ko

Les boutons physiques sont logés sur les tranches verticales : le volume sur le côté droit, le bouton On/Off sur le côté gauche. Inversé donc, par rapport à de nombreux produits... mais on s’y fait.

Spécifications :

Toutes les spécifications sur la page officielle.

Qu’en retenir ?
Tout d’abord que rien, sur le papier, ne semble véritablement transcendant :
- Pas vraiment poids plume (160g) ni fin (8,3mm), il reste dans une norme tout à fait acceptable cependant
- Un processeur d’entrée de gamme, le Mediatek MT6582 Quad-Core 1.3Ghz, doté d’un GPU Mali400 MP2
- Android KitKat 4.4.2 au goût du jour - en version épurée sans interface ajoutée
- Une RAM faible : 512Mo
- Une mémoire interne limitée à 4Go et qui devra donc imposer l’ajout d’une carte SD supplémentaire pour espérer y conserver photos, vidéos et jeux un peu consistants
- Un écran 5" certes IPS, mais de résolution là-aussi basique (960x540)
- 3G mais pas 4G (encore réservée à la gamme Helium chez Archos...)
- Enfin, des caméras frontale (2Mpx) et dorsale (8Mpx)

C’est donc sans beaucoup d’enthousiasme que nous avons commencé notre test. Et pourtant...

Connectivité :

Doté de deux slots SIM (mais une seule 3G), l’habitude des produits asiatiques, la qualité des conversations téléphoniques de ce smartphone n’a pas été mise en défaut tout au long du test.
La 4G est évidemment absente et constituera de fait une réelle contrainte à prendre en compte, puisque cette norme se répand désormais progressivement et deviendra banale d’ici an probablement.

Par ailleurs, le Wifi, Wifi Direct et Bluetooth sont de la partie. Tout comme le GPS, évidemment, dont l’accroche des satellites n’a pas posé de problèmes particuliers.

L’écran :

De technologie IPS, l’écran 5" ne propose qu’une résolution somme toute basique : 960 x 540. Pas de quoi sauter au plafond, certes, mais suffisamment confortable pour ne pas handicaper l’expérience utilisateur.

Côté angles de vue, IPS oblige, le résultat reste correct même si bien évidemment en deçà du haut de gamme : les tests habituels de colorimétrie montrent que les images restent bien visibles sous tous les angles, même si avec une légère décoloration. Une qualité d’image qui ne s’avèrera en rien handicapante, donc, et permettra d’utiliser ce smartphone pour tous les usages (jeux avec accéléromètre, notamment) :

JPEG
JPEG
JPEG
JPEG

JPEG - 496.9 ko
JPEG - 219.6 ko
JPEG - 532.9 ko
JPEG - 232.7 ko

Enfin, multi-touch certes, mais le compte des points de contacts s’arrête à 5. Là encore, largement suffisant dans la quasi-totalité des utilisations.

PNG - 25.8 ko

Aucun traitement particulier ne venant agrémenter l’écran, les reflets seront bien évidemment présents. Pour autant, utilisé en intérieur comme en extérieur pendant une période plutôt ensoleillée, le 50b Platinum n’a pas démérité et à aucun moment l’écran fut illisible tant que le rétro-éclairage était bien adapté.

Appareil photo :

Passons désormais sur LA fonction qui pêche très souvent dans les smartphones d’entrée de gamme. Avec 8MPxl à l’arrière, 2MPxl à l’avant, la résolution semble plutôt à la hauteur. Mais on sait que la résolution est loin de faire à elle seule la qualité des photos...

Quelques photos prises avec des éclairages distincts (extérieur, intérieur, nuit) :

JPEG - 1.5 Mo
JPEG - 1.3 Mo
JPEG - 618.8 ko
JPEG - 774.4 ko

On le voit, pas de miracle : comme tout bon smartphone d’entrée de gamme qui se respecte, la qualité de l’optique ne résiste pas à la pénombre. Si avec un bel éclairage, le 50b Platinum peut faire illusion (même si le piqué de la photo n’est évidemment pas folichon), les ambiances d’intérieur et nocturnes lui font rendre les armes.

Enfin,un exemple d’enregistrement vidéo. Aucun miracle là non plus. Le 50b Platinum ne saurait remplacer un véritable appareil photo compact.
On touche ici à une différence réellement marquante avec les smartphones haut de gamme pour lesquels le matériel permet une réelle différenciation que ne peut compenser le logiciel - aussi évolué soit-il.

A noter qu’un autofocus est présent, tout comme le flash. Mais ne permettent pas de bouleverser la donne.

Autonomie :

Bonne nouvelle : l’autonomie ne déçoit pas. Mieux, elle se révèle très satisfaisante et une véritable surprise.

Avec un usage professionnel quotidien 7h > minuit (applications, web et mails), le 50b Platinum passe la journée sans trop broncher (souvent plus de 15-20% restant à la fin).

Une vidéo 720p de Big Buck Bunny en boucle (avec une luminosité à 50% et Wifi globalement éteint) a tenu près de 7h au bout d’une semaine d’utilisation. Un très bon score pour un smartphone d’entrée de gamme :

PNG - 67.2 ko
Lors d’une lecture vidéo, la décroissance de l’autonomie n’est pas totalement linéaire, le 50b Platinum faisant acte de résistance sur la fin...


PNG - 68.9 ko
Journée de travail ordinaire. La veille nocturne ne fait perdre que quelques %...



L’autonomie se révèle donc être un atout majeur de ce smartphone : non content d’être excellent pour sa gamme de prix, il se permet également de faire bien mieux que nombre de smartphones moyen ou haut de gamme.

Performances :

Une fois plus, ce smartphone tient ici parfaitement son statut d’entrée de gamme avec des performances tout à fait suffisantes pour la quasi-totalité des usages : fluidité de la navigation web, applications mais également les jeux - même les plus gourmands passent globalement bien.
Un niveau de performance qui, s’il est évidemment bien loin des produits haut de gamme du marché, montre qu’à 130€ les constructeurs peuvent désormais proposer une expérience complète et sans concession sur la performance pure.

PNG
PNG

Antutu



PNG

Quadrant



PNG

Epic Citadel



PNG

Anomaly2



PNG
PNG
PNG
PNG

Vellamo


Jeux :

Avec des benchmarks aux scores sympathiques, pas de surprise majeure pour les jeux : la très grande majorité tourne parfaitement, sans encombre particulière et avec tous les détails activés.

PNG - 685.5 ko
PNG - 526.4 ko
Asphalt 8, détails max ? Oui, ma brave dame ! On notera néanmoins que le 2ème circuit plante l’application dans la version testée...


PNG - 546.1 ko
Si on excepte l’habituelle mise à l’eau initiale, Hungry Shark ne souffre d’aucun ralentissement notable


PNG - 497.4 ko
RAS pour une jeu en 2D, bien évidemment



Seuls les jeux très gourmands (shooters) pourront éventuellement poser des soucis et obliger à baisser le niveau de détails. Et les effets graphiques seront moins présents que pour les smartphones haut de gamme, ceux-ci s’adaptant souvent au matériel embarqué.
La principale contrainte se trouvera donc principalement sur la faible mémoire flash embarquée, limitant le nombre d’applications et jeux installés - même si le transfert d’une bonne partie des données peut se faire sur la carte SD additionnelle (ou une autre de votre choix).
A noter tout de même que le stockage est unifié, pour une fois chez Archos (applications / données / sdcard multimedia partagé). Avec une taille réellement disponible d’environ 2,5Gb.

En revanche, les 512Mo de RAM ne se ressentent pas vraiment. Archos a donc misé sur l’optimisation de l’OS... visiblement à juste titre.

Conclusion :

Avec un prix d’attaque très intéressant, puisque proposé sous la barre des 130€, un design basique mais agréable, un package complet et des performances largement suffisantes pour assurer une expérience utilisateur toujours fluide, ce nouveau smartphone d’Archos vaut clairement le détour et se positionne en excellent choix d’entrée de gamme non 4G.
Si la compacité, la qualité de l’écran et les performances sont évidemment en retrait par rapport aux produits haut de gamme (encore heureux...), l’impact réel sur l’expérience utilisateur est minime pour la grande majorité des utilisateurs. Seule la qualité de l’appareil photo / vidéo peut réellement faire défaut et nous amener à conseiller un appareil plus haut de gamme pour ceux qui pensent réellement s’appuyer sur leur smartphones pour immortaliser leurs soirées endiablées.
Reste évidemment aussi l’absence de 4G qui reste tolérable cette année encore mais qui devra devenir ces prochains mois un impondérable.

Quoiqu’il en soit, ce 50b Platinum permet à Archos de poursuivre sa lancée dans les très bons smartphones d’entrée de gamme. Et d’éclairer sur les difficultés actuelles d’un Samsung par exemple, qui se doit de justifier des prix deux à trois fois supérieurs pour un intérêt... au final très limité.

JPEG - 458.5 ko
JPEG - 410.5 ko
JPEG - 224.9 ko
JPEG - 422.4 ko
JPEG - 425.7 ko
JPEG - 449.9 ko
JPEG - 443.8 ko

Partagez cet article sur les réseaux sociaux: + FB
[ télécharger l'article au format PDF]