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Test Archos TV Connect

samedi 16/03/2013 par

Commentaires 3 commentaires

Après un GamePad présenté fin 2012, innovant mais largement perfectible, Archos se démarque une deuxième fois en proposant cette fois-ci un produit chargé d’une lourde tâche : décliner Android sur les télévisions. Exit les écrans pour nains et lilliputiens, Archos s’attaque aux grands écrans qui traînent dans nos salons. Pour un marché qui reste encore à trouver, les fabricants ayant jusqu’ici globalement échoué à rendre les télévisions intelligentes incontournables faces aux box notamment.

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Si la PME française n’est pas la première à tenter l’expérience, plusieurs clés USB sommaires existent, elle peut néanmoins se targuer de proposer un concept réfléchi et complet, qui ambitionne de pallier l’absence critique pour Android de contact tactile écran/doigt.

Deux approches étaient dès lors envisageables pour le constructeur français. La première était de proposer une ergonomie similaire aux produits Android actuels - smartphones et tablettes - en proposant comme télécommande une tablette en bonne et due forme qui retransmettrait sur son écran l’image de la télévision. Une solution certe idéale en théorie, mais dont l’impact en termes de coûts, de fragilité et d’autonomie entravait son réalisme commercial.
La deuxième, adoptée par Archos, était de proposer une télécommande plus classique - donc simple de fabrication et peu onéreuse - mais permettant d’utiliser l’interface d’Android avec le moins de déperdition possible vis-à-vis des systèmes tactiles. Une gageure.

Le TV Connect est le fruit de cette réflexion. Les résultats respecteront-ils la promesse faite par la PME française ?
Réponse dans ce test.

Sommaire

- Présentation générale
- Applications et navigation
- Jeux et performance
- Conclusion

Spécifications

Avant de commencer les hostilités, passons rapidement sur les spécifications techniques :
- Android 4.1 Jelly Bean
- Processeur : Dual Core Texas Instruments TI OMAP 4470 à 1.5 GHz, carte graphique Imagination POWERVR SGX 544 (single core)
- Affichage : selon la TV, évidemment, jusqu’en 1080p
- 8Go de mémoire
- 1Go de RAM
- Bluetooth et Wi-FI 802.11 b/g/n
- Camera 1Mpx
- HDMI
- Interfaces : ports USB et Micro-USB, slot micro-SD
- Webcam & microphones

Déballage

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Plutôt compacte, la boite reprend le design assez habituel des produits Archos :

Elle comprend :
- Le boitier à poser sur la télévision
- La télécommande
- Un câble HDMI (HDMI pour la TV, mini-HDMI pour le TV Connect)
- Un câble secteur
- La notice d’utilisation multi-langue et la fiche garantie

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Le boitier TV :

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A première vue assez "cheap" par son plastique laqué, le boitier se révèle finalement parfait une fois posé sur une télévision : d’un positionnement simple et ingénieux (grâce à la béquille ajustable en fonction de l’épaisseur de la télévision), elle sait se faire discrète une fois posée sur le dessus de la télévision. En comparaison, le système de fixation mixant adhésif et emboitage d’une Wii par exemple, est moins pratique.

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TV Connect à gauche, Wii à droite



Dans le cadre de ce test, le boitier a été testé sur deux télévisions : l’une très récente ultra fine, l’autre datant de quelques années et donc plus épaisse. Dans les deux cas, la pose fut simple.

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La béquille permettant de plaquer le boitier sur le dessus de la TV


Sur le devant, on retrouve :
- Le témoin rouge de fonctionnement, qui rappelle la présence du TV Connect en étant constamment allumé
- Une led verte de notification
- Les deux microphones, discrets, situés sur les extrêmités
- La caméra pour la webcam, au centre

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A l’arrière, la connectique est complète :
- Un port USB, pour brancher clef, disque dur ou manette de jeux
- Un port Ethernet RJ45 au cas où le Wifi viendrait à manquer gérant mieux le streaming de gros fichiers
- Un port mini-HDMI, à relier à la TV
- La prise secteur
- Un port micro-USB

Enfin, sur le côté, on trouve :
- Un slot micro-SDHC (jusqu’à 32Go)
- Le bouton On/Off

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La télécommande :

Nous l’avions déjà remarqué et analysé lors des visuels et présentations précédentes et cela se confirme : plutôt que de réinventer une télécommande "from scratch", Archos a remisé son ancienne remote de DVR Station. On pouvait dès lors craindre le meilleur (la prise en main) et le pire (l’agencement des touches).

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Joie, cette nouvelle télécommande semble avoir été mieux pensée, en tous cas pour les jeux. Comme sa devancière, si sa forme atypique la rend peu sexy, elle se révèle en revanche confortable une fois dans les mains grâce aux embonpoints de part et d’autre. Car oui, contrairement à une télécommande type Freebox (on en reparlera) ou Wii, celle d’Archos est principalement conçue pour un usage à deux mains. Que ce soit pour naviguer dans l’interface d’Android ou, plus trivialement, écrire du bout de ses petits doigts peletonnés.
Les deux sticks analogiques, suffisamment souples, remplissent à merveille leur office. Il leur manquerait juste éventuellement un peu de précision.
Un pavé directionnel, en haut à gauche, permet aux réfractaires des sticks analogiques d’y trouver leur compte. Pour ma part, je ne les ai jamais utilisés.
En symétrie, en haut à droite, 4 boutons A-B-X-Y façon console de jeux, permettront de déporter quelques actions précises (tir, effet spécial, etc.).
Deux gâchettes sont également présentes sur l’arrière de la télécommande, larges, très larges.

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Côté boutons spéciaux, on retrouve :
- Un bouton On/Off, censé éteindre le TV Connect ; seulement censé car, avec le firmware actuel, la console se rallume instantanément dès le moindre mouvement effectué lorsque le pointeur est actif. Le problème ayant été remonté à Archos, gageons qu’un firmware correctif devrait rapidement résoudre ce désagrément.
- Deux boutons de volumes +/-, forcément utiles en toutes circonstances
- Quatre boutons Android majeurs : home (pour revenir à la home, donc), retour arrière (pour revenir... heu... en arrière dans les menus), le menu du portfolio d’applications et enfin l’affichage de la barre des tâches ; ces 4 boutons évitent à l’utilisateur de pointer systématiquement les icônes similaires de l’interface Android.
- Un bouton "Pointeur" permet de faire basculer la télécommande du mode "Pointeur" (les accéléromètres déplacent un curseur à l’écran) du mode classique où la navigation se fait d’icône en icône, au moyen des touches directionnelles.

A noter enfin que le Mapping Tool (déjà vu en détail dans le test du GamePad) peut être affiché par la combinaison Ctrl + Pointeur.

Ainsi, contrairement à la version précédente, les boutons principaux sont plus logiquement agencés et plus larges - donc plus accessibles. En revanche, le silence n’est pas de mise : chaque appui sur un bouton se fera distinctement entendre. Dommage, un peu plus de discrétion aurait été bienvenu. Les deux boutons "OK" (un pour chaque stick) seront fortement sollicités. Pour ma part, ils ne tombent pas directement sous le pouce (qui arrive plutôt à la hauteur des croix directionnelles, que je n’ai pour ainsi dire jamais utilisées) mais l’habitude vient rapidement.

Finalement, une première vraie critique sera faite au niveau du clavier : d’une part parce qu’en QWERTY uniquement (mais que fait l’académie française ?), d’autre part (et surtout) parce que de course trop longue. Si la hauteur des boutons est adaptée pour les boutons dédiés au jeu, il en va autrement pour un clavier où la rapidité de la frappe est en partie liée à la sensibilité des touches. Un vrai désagrément pour la saisie au clavier qui se fait tout sauf naturellement. Si la compacité des touches ne pouvait pas être évitée sans élargir ostensiblement la manette, mieux designer ce clavier en réduisant la course aurait été très largement appréciable et aurait évité une source de frustration réelle.

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Face à l’autonomie

Cette télécommande fonctionne avec deux piles AAA, ce qui permet à cette télécommande d’être un modèle de légèreté (190g environ) et n’occasionnera par conséquent aucune fatigue particulière lors de séance de jeux ou de navigation prolongée dans les menus Android. Du moins pas plus qu’une manette de console de jeu classique.

On pourra noter enfin que le clavier dispose d’une autonomie confortable : en une semaine d’utilisation à raison de plusieurs heures par jour, elle n’a perdue que quelques %. A cela plusieurs raisons :
- d’une part le choix raisonné d’Archos de concevoir une télécommande technologiquement simple (notamment sans écran tactile)
- d’autre part la présence d’une fonction de mise en veille, désactivant le Bluetooth Low Energy de la télécommande dès qu’elle n’est pas utilisée pendant quelques secondes...

Si cette télécommande sera au final, bien évidemment, plus consommatrice qu’une télécommande basique de télévision, elle devrait pouvoir tenir deux ou trois mois sans avoir à changer le jeu de piles. A vérifier sur la durée...

Pour finir ce chapitre, l’autonomie restante est reprise au niveau de la jauge habituelle d’Android, sauf qu’il ne s’agit pas ici de la tablette mais de la télécommande. Bien vu.

>> Suite de l’article : Applications et navigation


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Test Archos TV Connect

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3 commentaires


  • José de Jouy - le 17 mars 2013 à 16h52min

    merci pour le test ! sympa.

    bon - je n’achèterai pas le produit, la télécommande à l’air pas commode du tout et pour jouer à des jeux android, autant mettre ma tablette sur la TV si je veux que les copains regardent et jouer avec une manette BT....

    sinon y’a un peu de boutot à faire dans votre jardin Thocan et un petit coup de Karcher sur la terrasse :-)

  • Clo2 - le 22 mars 2013 à 15h05min

    Bonjour,
    Avant tout, bon test, merci pour tous ces détails.
    Ce produit est-il enfin disponible sur le marché français ? je ne l’ai pas encore vu sur les rayons des distributeurs habituels.
    Cdlt,

    Clo2

  • Thocan - le 23 mars 2013 à 08h41min

    Bonjour. Non, il n’est pas encore disponible. Mais il ne devrait plus tarder désormais...