logo

Test de l’Archos 64 Xenon

jeudi 19/06/2014 par

Commentaires

Le test a été réalisé dans des conditions assez particulières indépendantes de notre volonté et de celle d’Archos. Il n’a pas pu être aussi complet que prévu, mais le plus important est là.

La 64 Xenon fait partie du monde des Phablettes, ces smartphones aux écrans XXL. Ceux-ci ont l’avantage de proposer un confort de lecture certain, mais l’inconvénient d’avoir des dimensions qui n’iront ni à toutes les mains ni à toutes les poches. Leur principal intérêt est d’offrir les prestations d’une tablette et d’un smartphone en un seul produit.
L’avantage ici est donc également économique puisque cette dernière est proposée à 200€.

Quand on achète une phablette, que ça soit une 64 Xenon, un Xperia Z Ultra ou un Galaxy Mega, il faut "assumer" ce choix et avoir conscience des inconvénients qu’une telle machine peut avoir.

Ce test résulte d’une semaine d’utilisation en situation réelle : en effet ce smartphone a été utilisé comme téléphone mais aussi comme tablette principale, afin de voir s’il répond bien à cet usage.

I) Spécifications techniques et performances



Cette partie devient de plus en plus synthétique de tests en tests : les processeurs moyenne gamme permettent désormais d’exécuter de manière totalement fluide l’OS, les applis, la navigation web et la majeure partie des jeux 3D.
Le Mediatek MT6582 Quad coreA7 1.3 GHz et son giga de ram font très bien le travail pour un téléphone à ce prix. Dans un usage ordinaire absolument aucun faux pas n’a été rencontré.
Pour les performances en chiffres bruts, les benchmarks sont honnêtes pour ce type de produits d’entrée/milieu de gamme, mais évidemment bien loin de celles du haut de gamme :

JPEG - 32.6 ko
JPEG - 55.3 ko
JPEG - 50.9 ko
JPEG - 51.6 ko

On retrouve quelques points notables :
- La batterie -amovible- de 2800mAh promet une autonomie satisfaisante.
- Un écran King Size de 6,4" d’une résolution HD 720p IPS
- Des boutons de navigation physiques. Avantage : pas de bande de boutons virtuels sur l’écran qui est donc mieux exploité.
- Double sim dont une qui serait uniquement 2G
- 17 cm de long, 9 de large et 0,93 d’épaisseur pour un poids de 232g
- La 3g jusqu’à 21mbps
- APN dorsal de 8MPX et frontal de 2MPX
- Stockage interne de 4GO avec un slot micro SD

Le téléphone est livré avec un chargeur mural USB bien compact. Le genre de chargeurs qu’on aimerait se voir généraliser sur toute la gamme de produits Archos.

JPEG - 148.8 ko

II) Design et ergonomie

Petit tour du propriétaire en image qui bougent en 2 mn 30 :


Le design de ce téléphone est soigné et ses finitions en courbe lui donnent plus de légèreté. La coque arrière incurvée en plastique façon métal brossé est réussie et donne une sensation de solidité. De plus, elle est résistante aux traces de doigts.
Les rebords latéraux sont vraiment réduits ce qui permet une prise en main agréable et met bien en avant l’écran.

JPEG - 40.6 ko
JPEG - 42.4 ko

Il y a donc peu de prise de risque au niveau du design, mais celui-ci est sans faute de goût.
Les boutons power et volume ne sont pas sur la tranche latérale mais légèrement déportés au dos. Ainsi, même avec un petit index, on pourra toujours allumer son smartphone à une main si on le tient de la main gauche. Il en sera de même pour le volume si on le tient de la main droite.

JPEG - 55.6 ko

Comme dit précédemment le fait d’avoir des boutons Android physiques en bas de l’appareil décharge l’écran de cette fonction. Les 6,4" sont donc pleinement exploitables.

JPEG - 83.8 ko

Il est temps de prendre en main ce téléphone avec enthousiasme… et à l’instant même, on va déchanter :
En installant la batterie et la carte sim on se heurte à un obstacle surprenant : la rigidité phénoménale de la coque. Une huître !

Mes dix doigts se sont vaillamment battus et l’un d’entre eux est tombé au combat lors de cette lutte infernale ! Au moins, la solidité de la coque n’est plus à prouver mais nous voila prévenus : si on veut insérer une carte SD, la prochaine fois on le fera à l’aide d’un couteau rond. Quelque chose me dit que j’aurai besoin de mes 9 doigts pour manipuler un mastodonte pareil !

JPEG - 151.9 ko

Une fois cette surprise passée, on se rend compte que malgré sa grande taille, ce smartphone tient bien dans une seule main. Une grande main soit dit en passant.
Il tient en une main, mais c’est tout. Il est quasiment impossible d’utiliser une seule main pour effectuer les taches les plus basiques telles que déverrouiller son téléphone, lire un mail ou prendre une photo. Pour tout ça il faut absolument stabiliser la bête avec une main et naviguer avec l’autre.
Par exemple, il sera impossible de répondre à un sms dans la rue si une des mains est occupée à porter un bagage.
Ce point est commun à toutes les phablettes. Il faut en avoir conscience et l’assumer.

III) L’écran

Un bel écran nous est présenté là. De technologie IPS, celui-ci occupe une grande partie de la face avant.
Sa résolution HD permet d’offrir une densité de 320 ppp. Résultats : contrairement à une 79xenon par exemple, les pixels sont quasi invisibles à une distance habituelle. Les effets d’escalier sont pour ainsi dire inexistants. La lecture est très confortable même plusieurs dizaines de minutes d’affilée.

JPEG - 201.1 ko

Ses angles de visions sont bons, mais inférieurs à ce que propose une 79 xenon : on ressent des variations de luminosité et de couleur en fonction de l’inclinaison. Mais bien sûr cela n’a rien à voir avec un rendu type TN.
La luminosité, sans être catastrophique est moindre que ce qu’on retrouve sur une 79 Xenon. En terme de lisibilité, quand le Soleil est au Zenith, on peut se retrouver face à des difficultés. Cependant l’écran offre la même lisibilité qu’un Samsung AtivS, réputé bon. Il reste qu’il se fait distancer par un BlackBerry Q10 très lumineux.

Un capteur de luminosité est présent, un petit plus pratique pour le confort et l’économie de batterie. Subjectivement, celui-ci semble sous estimer la luminosité ambiante et propose donc un rétro éclairage un peu faible vis-à-vis de l’environnement.

IV) La phablette : une Tablette ?

Comme annoncé au début du test, la 64 xenon a remplacé pendant une semaine la totalité de mes produits high-tech pour être en situation de client.
Elle a donc remplacé une 79 xenon et un iPad en devenant la tablette principale.

– Quel est le verdict ?
– Positif, très positif.

Les composants embarqués tournent bien. Que ce soit pour des jeux 3D type Shadowgun, la navigation avec 4 ou 5 onglets, l’utilisation en multimédia, la xenon n’a pas bronché d’un poil. Seul Duke Nukem lui semblait indigeste et cette appli n’a jamais pu être lancée.

JPEG - 51.1 ko

Son écran est agréable et on se fatigue beaucoup moins les yeux à passer un moment sur une Xenon que sur des écrans de moins de 5 pouces. La navigation web est très plaisante et les appli mobiles sont bien grossies pour le plus grand plaisir de vos rétines !
Bien sûr, le confort restera toujours un peu moindre qu’une tablette de 8 ou 10", mais ce "64 X’ " se rattrape avec une densité de pixel plus agréable que sur une 79 Xenon.

Son poids de 232g ne se ressent pas à l’usage.

Malheureusement, son stockage de 4GO divisé en 2 partitions sature très vite, surtout après avoir installé 1 ou 2 jeux lourds.

JPEG - 39.8 ko

>> Suite de l’article : 2ème partie


Partagez cet article sur les réseaux sociaux: + FB
[ télécharger l'article au format PDF]