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Prise en main et ergonomie

jeudi 20/10/2011 par

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Avant toutes choses, il est important de signaler dès maintenant qu’une bonne partie des points négatifs de l’A9 est due au système d’exploitation Windows Seven Starter, qui est un Windows Seven Bridé, peu optimisé pour la tablette et qui, en plus d’interdire certaines fonctions de Windows, semble être moins réactif que des versions plus évoluées.

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Petite explication pour comprendre la logique d’Archos…


Archos a fait le choix d’offrir une tablette sous Starter car cette licence réservée aux netbooks n’est pas chère pour la firme, il peut donc l’offrir à un prix qui correspond au marché.
Windows Seven Starter bride aussi le matériel, le limite à 1Go de ram ce qui est plus que juste, et l’écran a une résolution de 1024x600, ce qui est le minimum pour la bureautique et le net, mais insuffisant pour la vidéo HD, dommage pour le GMA 500 intégré qui permet de décoder de la HD jusqu’en 1080p.
Mettre Windows Familial aurait permis de mettre au moins 2Go de ram, rendant l’utilisation de l’A9 bien plus agréable, mais le prix aurait été revu à la hausse d’une part par le prix du matériel « débridé » (2Go, écran HD par exemple) et d’autre part par le prix de la licence Familial. On aurait facilement dépassé les 450€.
Ou alors il aurait été une bonne chose pour Archos de vendre des A9 sans système d’exploitation ou avec un linux, avec un matériel un peu plus évolué (limitation matérielle de Starter levée), mais on se doute que le grand public n’a pas forcément de DVD de Windows dans un tiroir. Quand à linux ? Ce même public n’aurait pas eu conscience de la possibilité de la bête et se serait tourné vers les tablettes sous Android/iOS.
J’ai donc choisi de commencer par relever les points positifs et négatifs de la prise en main de l’Archos qui ne dépendant pas de Starter ; les généralités et les détails qui font la différence. Ensuite je donnerai mon avis sur l’expérience Starter puis XP et Seven Familial…

Tout d’abord, on commence par allumer la bête : Pour éviter un accident, le bouton d’allumage ne réagit pas immédiatement, il faut rester appuyé dessus quelques secondes. C’est un bon point pour éviter les mauvaises surprises comme le réveil de l’A9 dans un sac et donc de voir la batterie et son travail s’envoler. Ces quelques secondes à l’allumage et à l’arrêt, surtout si on est habitué à utiliser le bouton on/off souvent (par exemple si on l’a configuré pour lancer la veille) peuvent être longues à force, mais à part changer le bouton « pression » par un bouton « poussoir » il n’y a pas mieux pour éviter des accidents malencontreux.

Après l’avoir mis sous tension, le silence est total grâce au SSD. Certes le petit disque dur de la V2 ne faisait pas énormément de bruit ni de vibration, mais c’est très agréable d’avoir en main un ordinateur faisant tourner Windows sans aucun bruit, ni de la part du disque dur, ni du ventilateur.
Après plusieurs jours d’utilisation, on se rend compte qu’on est vraiment en face d’un « netbook compact avec un petit plus tactile » plutôt qu’une « tablette optimisée pour le tactile ».
Il est vrai que les Windows ne sont pas les meilleurs systèmes pour le tactile, mais il faut avouer que la dalle résistive de l’A9 n’aide vraiment pas cela.
Comparé à la V2, la dalle semble un poil plus sensible. Cela peut être du à une meilleure gestion des drivers sachant que ma V2 est sous XP mais je pense tout simplement que ma dalle est moins sensible car protégée par un film.
Cependant elle ne permet pas du tout une utilisation « tout tactile », je vais d’ailleurs souvent insister sur ce point de nombreuses fois dans ce test.
J’ai pu manipuler et comparer d’autres tablettes sous Windows, comme une d’Evigroup, ou une d’Acer ou encore l’inspiron Duo de Dell étant toutes dotées d’une dalle capacitive qui améliore grandement les choses indépendamment du fait que les autres tablettes étaient (en plus) plus puissantes :

- Windows reconnait le périphérique tactile et permet de naviguer dans les dossiers en glissant simplement le doigt sans avoir à sélectionner laborieusement l’ascenseur comme sur l’A9,

- La dalle capacitive est plus sensible, elle permet une utilisation plus agréable du clavier virtuel et de la navigation sur le net, en posant simplement la pulpe des doigts sans avoir l’obligation d’appuyer fort, avec l’ongle ou un stylet. L’utilisation du clavier virtuel avec la dalle résistive de l’A9 devient laborieuse dès lors que le texte commencer à dépasser plusieurs lignes un clavier physique (bluetooth par exemple) est quasi obligatoire.

- Le fait de n’avoir qu’à effleurer du doigt au lieu d’appuyer fortement, avec l’ongle ou un stylet, préserve l’écran des rayures plus longtemps, et les gestes de « glisser-déposer » sont plus pratiques. En effet, pour déplacer un fichier sur le bureau par exemple avec le doigt, il n’est pas rare de s’y reprendre à plusieurs fois sur l’A9 : un stylet (ou l’ongle) est quasi obligatoire.

- Enfin les dalles en verre des autres tablettes ne font aucun relief entre l’écran et la bordure, contrairement à l’A9 où l’écran (et donc la zone tactile) est encastré dans un cadre plastique ; ce qui est très embêtant pour sélectionner les objets étant sur les bords comme la croix pour fermer les fenêtres, il faut corriger cela dans le logiciel tactile pour forcer le curseur à aller sur les bords lorsqu’on touche près de ceux-ci.

Il faut alors avoir conscience des limites du résistif sur l’A9, ce qui fait de lui un netbook avec une capacité tactile plutôt qu’une tablette véritablement tactile. Archos nous a montré qu’il était capable de faire du résistif extrêmement sensible avec ses dernières Internet Tablets, c’est dommage de ne pas avoir cette même sensibilité sur l’A9. Ayant un Archos 32IT, la différence entre du résistif et du capacitif au niveau de la sensibilité est presque nulle, sauf que le capacitif permet le multi touch contrairement à la majorité des résistifs.
J’ai d’ailleurs un autre périphérique mobile fonctionnant sous XP avec un écran résistif, mais cette fois-ci très sensible, et l’expérience est bien plus agréable, et l’absence de multitouch ne m’a pas manqué plus que ça. Ce qui est donc pénible sur l’A9 c’est cette faible sensibilité tactile quand on utilise le doigt, avortant pas mal d’opérations qui nécessite de glisser notre doigt et nous obligeant à refaire le geste.
Il faut alors changer son optique d’utilisation de cet écran tactile, utiliser ses points forts et faire autrement là où celui-ci n’est pas capable de nous donner un bon rendu :

- Une utilisation pour sélectionner, cliquer, double cliquer avec un ongle ou un stylet se fait parfaitement bien, la dalle est quand même sensible pour peu qu’un objet dur appuie sur l’écran. On peut même utiliser la pulpe du doigt (avec un peu d’énergie) pour cliquer sur un objet de l’écran. Le tactile est alors parfait pour ouvrir des fichiers et naviguer dans l’explorateur.

- Les déplacements (glisser déposer, faire défiler une page, dessiner, surligner un texte) se font moins bien que sur les tablettes concurrentes, il faut absolument utiliser un stylet, ce qui pose problème quant-à la capacité de l’écran à résister aux rayures…


Test écran tactile par ArchosLounge

Glisser/déposer est fastidieux(le bruit montre que l’appui est relativement fort), le simple clic est parfait




Dossier par ArchosLounge


Déplacer un dossier peut devenir un enfer : utiliser le trackpoint !



- Un clavier physique est presque indispensable pour le transformer en véritable outil de travail, performant et peu encombrant. Avec un clavier Bluetooth, l’unique port USB n’est pas encombré. On se retrouve donc avec un netbook ultra compact tout en proposant un écran agréable en 16:9, pour le travail, le net et le multimédia. D’une on libère de la précieuse RAM en quittant le logiciel de clavier virtuel (ne plus le lancer au démarrage) de deux, on se prend moins la tête à appuyer sans jamais trop savoir si ça va marcher…
La souris n’est pas indispensable, le couple écran tactile + trackpoint jouant bien leur rôle, mais une souris bluetooth peut accélérer quelques tâches, au prix d’un encombrement plus conséquent.
Le trackpad est d’ailleurs très pratique, il aurait mérité d’être un poil plus performant : si on peut déplacer le curseur du haut de l’écran vers le bas en un seul coup, ce n’est pas le cas de droite à gauche. Surtout si on a une pochette de protection qui limite son utilisation dans le sens droite/gauche.

Que pouvons-nous en conclure :
Avant de regarder les performances que nous savons déjà modestes, il est important de comprendre comment un Archos 9 s’utilise et donc de savoir à qui il est destiné.

Ce n’est pas une tablette sous Android, elle ne démarrera jamais en 5s et n’a pas 10h d’autonomie (quoi que avec une batterie double capacité….).
Encore une fois je me répète, même si le format est une tablette et qu’elle est tactile, l’A9 se rapproche plus d’un netbook que d’une tablette tactile, et donc son utilisation sera identique, bureautique web mail et multimédia, mais pas une puissance phénoménale. De plus la dalle résistive parfaite pour « pointer-cliquer » avec un stylet mais montrant ses limites dans les déplacements et les effleurements du doigt doit être vue comme un petit plus et non un remplaçant total de la souris.

Il faut donc voir l’A9 comme un netbook très fin, très léger et silencieux.
On a bien compris qu’il ne faut pas acheter l’A9 si on recherche un engin pour un loisir tactile. Il ne faut pas voir ça comme un défaut inacceptable, mais bien réfléchir quand à sa possible utilisation et donc son achat.
Lors d’une utilisation régulière, on est toujours agréablement surpris par son format léger et compact (plus léger que la plupart des netbooks, c’est même le PC 9" le plus léger que je connaisse), et sa manipulation pour le travail, le net et le multimédia en situation de mobilité est très plaisante.

Au début on le prend comme une tablette tactile dans les mains, puis on se rend compte qu’il est bien plus pratique de le poser sur une table et de l’utiliser grâce à sa béquille double position, comme un pc traditionnel. On peut quand même le prendre dans nos mains, le poser sur nos genoux quand on regarde un film ou lorsqu’on navigue sur le web en « consultation » (entendre par là, juste faire défiler des pages et les lire, sans rien écrire).
La béquille double position est vraiment très pratique ! C’est toujours agréable de retrouver ça dans les produits Archos, sans avoir à acheter un accessoire comme un dock juste pour pouvoir poser sa tablette.
Elle permet donc d’avoir une position haute, qui une fois couplée avec un clavier donne un outil de travail compact et performant. Cette position est aussi parfaite pour le visionnage de film, surtout que les enceintes stéréo délivrent une puissance suffisante pour être audible et ce sans saturer.
Ces petites enceintes sont très modestes les basses sont étouffées, et il est certain qu’une paire d’écouteurs honorables donnera un meilleur rendu. Cependant ils ne grésillent pas du tout.
La position couchée permet une utilisation plus agréable pour les poignets lorsqu’on utilise la tablette sans clavier, ainsi les mains tombent naturellement sur l’écran et permet la navigation et l’écriture avec le clavier physique, pour de petites notes pas plus cependant.
On peut alors voir la position haute couplée avec un clavier comme une position de « production » (rédaction de longs textes, utilisation de divers logiciels de travail), sans clavier c’est la position pour regarder ses films, et enfin la position basse est la position de « consultation » avec une utilisation plus tactile juste pour jeter un coup d’œil à ses mails à quelques sites internet et la rédaction de courtes notes, le clavier virtuel étant beaucoup plus contraignant qu’un bon vieux clavier physique.

Ensuite, autre bonne surprise, l’appareil chauffe assez peu voire moins que la V2, cela s’explique sûrement par le fait que le SSD chauffe beaucoup moins que le disque dur mécanique et son petit moteur.
Sur la V2, en utilisation bureautique, le processeur et le disque dur dégagent tous les deux une température de 40 +/- 5° et la température grimpe jusqu’à 60° lors de travaux intenses comme le streaming sur le web ou des visioconférences.
Avec le disque dur en moins, même lorsque la V3 est poussée, celle-ci reste tiédasse/chaude contrairement à sa grande sœur qui, sans être brûlante, était bien chaude à l’arrière, surtout si elle était protégée par une housse.

Enfin, l’écran 1024x600 a l’avantage d’être relativement mat et lumineux, ce qui est très pratique dans un environnement raisonnablement ensoleillé. Sauf à être en plein soleil celui-ci reste très lisible, lorsque la luminosité est à 100% rares sont les situations où on se retrouve gêné, même si cela ne plait pas à la batterie !

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Luminosité à 50% en pleine exposition

Cependant il offre des angles de vision limités, ce qui est commun à tous les netbooks d’entrée de gamme. Archos étant un spécialiste de la vidéo nomade on aurait espéré un peu mieux. Les couleurs se dégradent assez rapidement sur l’axe vertical. En face de l’écran celui-ci est bien sûr très correct. La qualité de l’écran s’explique certainement par la volonté d’Archos de proposer un ensemble à bon prix.



Angles de vision par ArchosLounge

A l’utilisation, il est dommage de voir que comme dans sa V2, certains disques durs externes auto alimentés font éteindre brusquement l’Archos. La façon la moins contraignante d’utiliser les disques durs gourmands est de le mettre en veille avant de brancher quoi que ce soit.
L’USB ne semble pas délivrer énormément d’énergie. Par exemple, j’ai du utiliser un hub USB pour y brancher à la fois un clavier et une clé USB, il se trouve que quelques fois de façon aléatoire, le clavier ne répondait plus alors que celui-ci est parfaitement fonctionnel sans la clé…
Ce port est tout de même très appréciable dans de nombreuses situations quotidiennes.

> Chapitre suivant : Première conclusion


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