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GamePad 2 : quelle expérience pour un gamer ?

lundi 11/11/2013 par

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Nous y voilà. Qui lorgne sur une GamePad 2 la souhaite forcément pour y jouer. Alors rangeons les applications multimédia et bureautiques et faisons chauffer les pouces !

Prise en main

Tout comme sa grande sœur, la GamePad 2 est large. 7", dans le monde des consoles portables, ça détonne. Pour autant, une fois la surprise passée, le plaisir prend la relève : si les 7" grèvent évidemment la compacité du produit, ils permettent surtout de se démarquer de la concurrence des consoles portables classiques en proposant une expérience plus immersive.
Côté prise en main, s’il ne faut pas bouder son plaisir, les fabricants historiques tels que Nintendo et Sony gardent une longueur d’avance : malgré le saut quantique effectué depuis l’année dernière, la précision des commandes ne peut encore égaler les consoles dédiées. A la fois par la qualité des matériaux, toujours inférieure, mais également par la précision logicielle : si Archos a réussi cette année à fluidifier les rotations des sticks dans les jeux, il subsiste encore un effet d’à-coup. De quoi entraver l’expérience utilisateur ? Pas tant que ça finalement, car les jeux Android sont, par nature, conçus pour une sensibilité (tactile, initialement) limitée. Et donc permissive. Un mal pour un bien, en quelque sorte.

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En revanche, la disposition des commandes s’est largement améliorée, même si les sticks sont un peu trop bas pour une main d’adulte. Ce qui oblige à une légère contorsion des pouces, qui pourra s’avérer sensible après un long temps de jeu.
En revanche, les boutons de tranches (L1, L2 & R1 &, R2) sont idéalement placés.

La GamePad 2, enfin, dispose d’une finesse appréciable (9,9mm). Une qualité pour une tablette... mais un défaut potentiel pour certains joueurs. Archos aurait pu opter pour une prise en main plus conséquente, avec des embonpoints plus prononcés au niveau des poignées notamment, mais cela se serait au détriment de sa compacité toujours agréable en mode tablette.
Le compromis effectué par Archos semble par conséquent cohérent.

Le Mapping Tool

Déjà disponible sur la 1ère version du produit, le Mapping Tool constitue un élément différenciant important vis-à-vis de la concurrence : d’une part sur l’existence même du logiciel, d’autre part sur sa qualité. Si certains concurrents asiatiques ont copié le principe, les résultats ne semblent aujourd’hui pas à la hauteur...

Le principe est relativement simple : émuler les touchers tactiles en les faisant correspondre à des boutons et sticks physiques :
- En choisissant le type de commande souhaitée (bouton, croix ou stick analogique)
- En positionnant la zone à simuler sur l’écran (souvent en recouvrant la commande virtuelle affichée par le jeu sur l’écran)
- En sélectionnant ensuite le bouton physique souhaité
- Enfin, en ajustant la zone tactile à recouvrir (simple point pour un bouton, large zone pour une croix directionnelle, par exemple)

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Voici une vidéo officielle d’Archos publiée lors de la sortie du GamePad 1, qui n’illustre malheureusement pas comment ajuster la taille de la zone tactile à couvrir :



Limite de l’exercice aujourd’hui : le mapping tool ne fonctionne pas quand la tablette est à la verticale. Elle fait même limite planter l’interface. Un problème peu critique pour Archos puisque la plupart des jeux en mode vertical fonctionnent avant tout à l’accéléromètre principalement. Cependant, le jeu Air Attack par exemple, aurait été plaisant à jour en vertical. Heureusement, il fonctionne aussi désormais en mode horizontal... et donc avec le GamePad 2.

Par ailleurs, dans sa version actuelle, le mapping tool ne permet pas de simuler facilement les volants pour les simulations. Une mise à jour du mapping tool est attendue pour apporter ce type de fonctions supplémentaires. Tout comme la sensibilité, qui pourra encore être améliorée.

Au final, ce système est particulièrement plaisant puisqu’il se révèle relativement simple d’emploi et assez amusant puisque chacun peut ajuster les commandes à sa convenance.
Archos se doit désormais de continuer à enrichir durablement le parc d’applications mappés, afin d’éviter à chaque utilisateur d’avoir à concevoir ses propres mappings. Il est par ailleurs possible de les importer et exporter.

Terminons sur une petite note négative : lors d’un changement trop rapide de jeu (s’ils ont été ouverts au préalable), il arrive que le Mapping Tool ne suive pas assez rapidement. S’en suit l’impression que la tablette plante puisque rien ne réagit comme attendu. Il suffit alors de sortir du jeu et de le relancer.

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Avantage des jeux GameLoft : ils sont mappés d’origine et reconnaissent le GamePad 2


Performances des jeux

Globalement, la très grande majorité des jeux testés ont fonctionné parfaitement. Aux quelques rares exceptions près, les problèmes rencontrés n’ont pas forcément été reproduits sur d’autres machines. De l’avis d’Archos : un souci lié au statut de pré-série de notre tablette...

En termes de fluidité, vraiment rien à redire : même les jeux les plus gourmands sont passés correctement. Les deux jeux proposés d’office - et en version complète - par GameLoft (Asphalt 8 et Modern Combat 4) sont deux d’entre eux. Sur Asphalt 8 cependant, on note un framerate à la limite de la fluidité ; une optimisation supplémentaire de Gameloft serait appréciable.

Voici ci-dessous une présentation de plusieurs jeux - dont des émulateurs :


Côté émulateurs, justement, difficile de se faire un avis tranché tant les contraintes peuvent être imputées au matériel / logiciel d’Archos, mais également à l’optimisation des émulateurs eux-mêmes.
Néanmoins, plusieurs jeux ont fonctionné correctement ce qui prouve que le concept peu fonctionner. Il faudrait ensuite comparer, sur une grande palette de jeux, avec des tablettes concurrentes : ce que nous n’avons pas pris le temps de faire jusqu’à aujourd’hui...

La GameZone : un catalogue de jeu pré-sélectionnés intéressant

Le Google Play Store s’avère être à la fois un des plus gros atouts d’Android mais aussi un de ses défauts. Celui-ci permet en effet aux utilisateurs de bénéficier d’un des plus gros catalogues d’applications et de jeux, tous systèmes d’exploitation confondus. Cependant le Play Store a souvent été critiqué pour son côté fouillis voire brouillon, de même que par l’incertitude pour l’utilisateur de télécharger une application qui fonctionnera sans défaut d’affichage ou de stabilité sur son appareil. Google a certes fait de remarquables progrès dans ces domaines mais Archos apporte ici, avec son GamePad 2, une solution pour le moins intéressante. La deuxième version de la console intègre en effet la Game Zone.

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Déjà en 2009, l’incompatibilité officielle de l’Android Market (aujourd’hui Play Store) avec les tablettes n’avait pas bloqué la PME d’Igny qui avait alors développé et ajouté à son Archos 5 IT, l’Appslib. Cette application se voulait être substitut au store de Google afin de ne pas priver les clients d’Archos d’applications et jeux Android.

Ici, la Game Zone est un concept totalement différent puisqu’elle n’a pas pour dessein de remplacer le Google Play Store. La Game Zone agit en effet plutôt comme un catalogue recensant tous les jeux du store de Google compatibles avec la GamePad, et mieux encore, les jeux dont Archos a théoriquement soit vérifié la correcte prise en compte des boutons physiques, soit directement "mappé" le jeu afin que les boutons soient reconnus directement.
Le téléchargement des applications ne se fait donc pas sur les serveurs d’Archos mais directement sur le Play Store, garantissant ainsi sécurité et assurance de mises à jour en temps et en heure des applications.

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La Game Zone propose en outre une catégorisation des jeux (Action & Plateforme, FPS, Simulation, Émulation...), ce que n’existe pas sur le Play Store. Cette nouvelle application sortie directement des locaux d’Igny présente ainsi de sérieux atouts et ajoute un nouvel argumentaire de vente solide en faveur de la console d’Archos face à ses peu nombreuses concurrentes.

De par son âge, la Game Zone est logiquement amenée à des évolutions. Nous avons en effet noté quelques défauts et ainsi, des axes d’amélioration possibles.

Si la fluidité dans l’interface de la Game Zone est plutôt bonne, on regrettera la vitesse de chargement plutôt faible dans l’affichage des jeux proposés.
D’autre part, dans une catégorie, la liste des jeux est obligatoirement affichée dans l’ordre alphabétique. Dans le cas d’une catégorie relativement vaste comme "Action et plateforme" cela implique que seuls les jeux de la première partie de l’alphabet seront mis en avant. La possibilité d’effectuer une recherche ou un classement suivant la popularité ou encore le prix serait très fortement souhaitable et nous espérions voir cela dans une prochaine mise à jour. Malheureusement, d’après Archos, la Game Zone se veut être une application de simple découverte : ne disposant pas de moteur de recherche intégré, l’utilisateur recherchant un jeu précis devra le faire dans Google Play. L’utilisateur aurait pu s’en servir pour vérifier qu’un jeu était bien mappé. Malgré nos sollicitations à ce sujet, Igny semble camper sur ses positions et ne prévoit a priori pas d’ajouter de formulaire de recherche. Dommage.

Pour conclure sur la Game Zone, malgré ses légers défauts de jeunesse, ce catalogue est une excellente initiative très intéressante pour permettre à l’utilisateur de se retrouver dans le dédale des applications androidiennes. C’est d’ailleurs le pendant de ce que fait Archos pour sa ChefPad et sa ChildPad. Archos dispose en effet d’une architecture commune permettant de créer aisément des déclinaisons.

>> Dernière partie : conclusions


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