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En direct du Loft : Archos dévoile tout !

lundi 10/02/2014 par

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Cet article est proposé en collaboration avec JBMM.

Après son stand au CES et l’appartement de Londres, voici venu le temps des petits frenchies : Archos nous avait en effet invité ces jeudi 6 et vendredi 7 février, avec de nombreux autres représentants de la presse française, dans un loft du 1er arrondissement de Paris pour découvrir smartphones et objets connectés.

L’occasion également pour nous de discuter longuement avec Loic Poirier - dont l’enthousiasme et la volubilité contrastent franchement avec la discrétion de l’ancien PDG Henri Crohas.
Une chance pour nous puisque nous avons ainsi pu aborder avec lui de nombreux sujets et ainsi mieux entrevoir tous les espoirs qu’il fonde dans le renouveau de la PME d’Igny.

Passons rapidement sur les smartphones classiques, qui réservent peu de surprises : Titanium, Neon, Platinum, Oxygen, Xenon ou encore Helium 4G. Ces derniers devant finalement sortir fin mars. Une bonne nouvelle si elle se confirme...
La liste est longue, certes, mais connue.
Seules quelques indiscrétions sur les futurs produits (déclinaison des produits existants, apparition d’une phablet...) ont su attirer notre attention.

Prenons maintenant les objets connectés, le clou du spectacle en quelque sorte. Connus désormais depuis un bon mois, l’occasion était enfin pour nous de les voir et les manipuler.
Les objets connectés se répartissent en trois catégories :
- La santé et le bien-être
- La maison
- Les montres

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Saurez-vous identifier tous les objets connectés présents sur cette table basse ?




Santé et bien-être :



Archos ne fait pas de mystère ici : oui ces produits sont tous issus d’un rebadgage de ceux du fabricant chinois Transtek. A ceci près que la PME française a cependant participé au portage sur Android et à la finition du produit. Il faudra évidemment les croire sur parole.
Durant la présentation, Loic Poirier est revenu assez longuement sur l’intérêt de ces objets connectés pour le futur de la médecine, avec des intérêts économiques pour les organismes de santé : surveillance constante de la santé des patients - et non plus ponctuelle dans le cabinet, détection à distance... les avantages pourront bouleverser la gestion de la santé.
Pour ce faire, et compte tenu de la sensibilité du sujet, Archos cherche donc à se rapprocher de spécialistes du secteur. D’où le rebadgage.
Loïc a bien insisté sur le fait que rebadgage n’était absolument pas synonyme de mauvaise qualité, et qu’il prête une attention toute particulière aux certificats et à la qualité des produits type tensiomètres afin qu’ils soient acceptés comme véritable outil médical par les autorités en France. Autorités qui s’intéressent de près à ces objets pour développer dans l’avenir une télémédecine avec une bonne coordination patient-médecin. Une étude est en cours avec la CPAM de l’Aude, autour des avantages à envoyer régulièrement la tension aux médecins de patients soufrant d’HTA chronique (voir par exemple cet article ou celui-ci illustrant des tests dans l’Aude).

L’Activity tracker, un petit bracelet basique a comme seuls avantages son prix de 50€ et son intégration à l’écosystème Archos. Ainsi, contrairement aux autres produits disponibles fonctionnant chacun dans leur coin, on pourra ici compiler les différentes informations des produits "Connected Self" afin de mieux se suivre. Aucune véritable innovation là dedans. C’est un bracelet podomètre comme il en existe plein.

La balance connectée ne fut pas du tout mise sur le devant de la scène. C’est à peine si on a remarqué sa présence

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Les produits "Santé" seront disponible normalement courant Avril/Mai, pour un prix oscillant entre 50 et 70€.




Maison :



Sans aucun doute la plus sexy et la plus prometteuse, cette catégorie est 100% conçue par Archos. Étalée sur une table basse, la gamme Connected Home avait fière allure. Par son design déjà : du beau chez Archos ! D’un aspect semi-métallique, les quelques pièces réelles (certaines étaient de simples maquettes en plastique) font solide et esthétiques. Elles doivent l’être par ailleurs puisque, hormis pour la prise secteur et la tablette, toute la gamme se doit d’être "weather-proof". A savoir pouvoir survivre en environnement extérieur. Elle ne sont donc pas conçues pour résister à une immersion de plusieurs minutes sous l’eau, mais braveront sans broncher les intempéries.


Et Loic Poirier de vanter les mérites d’Archos : par son environnement complet d’une part (les produits compatibles sont il est vrai nombreux) et par la simplicité d’utilisation d’autre part. La tablette principale sert en effet de hub pour y connecter tous les produits, un par un, en les associant à des pièces de la maison - grâce à une même application.
Cette dernière parait en effet sympathique et simple d’usage : l’utilisateur peut non seulement y associer ses périphériques mais également se créer des scénarios d’utilisation, basé sur des éléments déclencheurs (niveau de température, détection de mouvement, bruit...) permettant de lancer ensuite des actions (alarme du smartphone, prise de photo...). Le discours est clairement convainquant.

La force de cet ensemble est l’interaction assez poussée. Ainsi on peut utiliser un objet A si l’objet B est stimulé, et cela uniquement si un critère C est défini.
Par exemple, envoyer une photo de l’entrée quand la porte s’ouvre, mais uniquement en semaine entre 16h30 et 17h30 pour vérifier que les enfants sont rentrés.

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Ces produits connectés fonctionnent tous à partir de la norme BLE (Bluetooth Low Energy), dont le principal intérêt est sa très faible consommation : elle ne s’active en effet que lorsque des messages sont émis. Pas de perte d’énergie, en revanche, en mode veille.
Bilan : ces produits proposent une autonomie variant entre 1 et 2 ans, selon l’intensité de l’usage évidemment.
Archos a d’ailleurs fait le choix d’utiliser pour ses petits produits des piles boutons et non des batteries. Un choix économique mais aussi logique : ce type de piles couplé à un produit peu énergivore permet d’atteindre des autonomies records.

Archos s’enorgueillit au passage d’avoir un écosystème unique, rendu possible par leur R&D : la norme BLE étant bloquée à 2 ou 3 périphériques uniquement, ils ont donc dû la recoder pour lui permettre d’associer jusqu’à... 32 produits aujourd’hui. Un critère évidemment indispensable pour connecter une maison entière.

Reste cependant un inconvénient d’ores et déjà identifié : la portée.
Globalement égale à celle du Wifi, elle sera donc suffisante pour une majorité d’appartements, mais trop limitée pour la maison de campagne de la famille Bettencourt.
Mais là aussi, Loic a une parade : la R&D travaillerait d’ores et déjà à permettre d’associer plusieurs tablettes entre elles, en s’en servant comme répartiteurs. Rien de concret pour l’instant, cependant. De plus, aucun accessoire type "répétiteur" n’est prévu pour éviter d’avoir à acheter de nouveau une tablette et payer le prix fort.

Autre inconvénient actuel : la norme BLE n’étant pas encore généralisée, il faudra obligatoire Android 4.3 et des versions récentes des iPhone et iPad pour en bénéficier sur ses propres smartphones et tablettes. Car l’application peut évidemment être téléchargée - gratuitement.

Outre cette connexion par BLE, il est également possible d’associer son smartphone à la tablette "Home" pour la quasi-totalité des téléphones Android et pour les versions d’iOS 4.5 et supérieures. De quoi permettre la création/modification des scénarios à distance.

C’est là toute la force de la tablette fournie dans le starter des objets Home Connected : étant Bluetooth Low Energy, elle servira de passerelle entre les objets connectés et n’importe quel téléphone Android ou iOS même s’il n’est pas BLE. Ainsi on pourra consulter mais aussi agir sur les stratégies mises en places et à distance en wifi ou 3g.

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A défaut de boire la tasse, Archos en proposait une...


La tablette "Home" justement, tourne avec un RK3168 dual-core 1.2GHz, dispose d’un écran TN de 7", de 4Go flash (la fiche
officielle

indique 8Go...) et d’une connectique complète (sauf HDMI).
Avec 2h d’autonomie environ, elle n’est évidemment pas faite pour partir en balade. Elle permet néanmoins la lecture de vidéos 1080p et, à première vue, son utilisation semble fluide. Un large bouton On/Off est positionné sur la tranche supérieure : bien vu.
Une caméra basse qualité (0,3Mpx) est positionnée sur la face avant. La tablette dispose par ailleurs d’un capteur de luminosité qui pourra donc être utilisé dans les scénarios.
L’évolution ultime de l’Archos 35 Home connected.

L’écran TN 1024x600 ne cherche évidemment pas à concurrencer les dernières tablettes du moment et on pensait même le genre disparu : si les angles haut, gauche et droite sont corrects, le bas vire rapidement au sombre. Mais avouons que l’excuse d’Archos est raisonnable : compte tenu de son usage, cette tablette n’avait guère besoin de mieux et permettait un prix très contenu.
On fera juste attention à ne pas la placer à un endroit trop élevé, sinon on profitera de magnifiques couleurs brûlées inhérentes à la technologie TN !
On notera enfin que l’écran dispose d’une dalle recouvrante (pas de bords, donc) et que son design est tout à fait agréable.

C’est une tablette Android à part entière, et bénéficiera de toutes les applis made in Archos. Elle pourra se transformer alors en centre multimédia et streamer des films ou de la musique à travers le réseau.
Dotée du wifi display, elle pourra transmettre des vidéos sur une télévision ou un accessoire compatible.

Et le prix dans tout ça ?

Archos souhaite proposer un pack à 149€, comprenant la tablette "Home" et deux accessoires : un détecteur de mouvement et une caméra. Il faudra repasser évidemment par la caisse pour acquérir des accessoires supplémentaires. Qui eux se monnaieront entre 29 & 39 €.



Objets autonomes



Pour compléter sa gamme d’objets connectés, Archos va commercialiser des objets "autonomes". Ils ont été jugés suffisamment importants pour qu’ils puissent être vendus seuls, sans dépendre de la Smart Home Tablet. Bien sûr, si on a cette tablette, ces produits seront totalement intégrés à l’écosystème Home Connected. Trois objets appartiennent à cette gamme :

La station météo : pour 99€, elle propose un module intérieur et extérieur et peut fonctionner sans être connecté à la tablette. Elle peut se voir adjoindre d’un "Soil Sensor, en option, qui pourra sonder la terre du jardin ou d’un pot de fleur, afin d’envoyer à l’utilisateur la température, l’humidité...

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Archos Smart Boobs Weather Station
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Une sorte de thermomètre pour plante verte....


Crédits : PC Advisor



Le SmartTracker, d’un design basique, sera offert avec une carte SIM dotée d’un abonnement d’un an via Transatel.
Un MVO qui propose ainsi des forfaits très flexibles de 1 à 5€ par mois, selon l’utilisation (éventuellement désactivé sur certains créneaux de la journée).
Sa taille n’est pas des plus contenues mais difficile de faire plus petit pour un objet qui intègre un module GSM un GPS et une batterie rechargeable.

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Le module, sur sa base. On se basera sur le port micro usb pour apprécier sa taille. Pas énorme mais pas discret non plus.


Ce petit module permettra de suivre une personne ou un animal, en captant le signal GPS et en envoyant sa position par le réseau mobile. On voit tout de suite l’utilité de cet objet : vérifier que son enfant est bien rentré à l’école, s’inquiéter de savoir où est Mamy quand elle n’est pas chez elle à 18h, chercher son chien perdu.
Mais on pense aussi aux dérives : dans le sac à main de madame par exemple ! Même si l’encombrement du modèle actuel laissera peu de place à la discrétion...
Son autonomie sera comprise entre 1 et 2 jours selon la fréquence des requêtes de position.
Elle sera fournie avec un socle de rechargement bien pratique.

A noter qu’il semblerait qu’une version plus réduite, dédiée aux animaux, soit en cours d’élaboration...

La smart cam :
C’est une caméra autonome. Contrairement à la mini cam vue précédemment qui est surtout utilisée pour prendre des photos, cette caméra est destinée à filmer, de jour comme de nuit.
Elle est dépourvue d’une motorisation qui aurait pu permettre de l’orienter à distance ou de suivre des éléments mouvants. Archos ne cherchant pas à se transformer en producteur de domotique à part entière...

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Souriez, vous êtes filmés !


Pour finir, il fallait entendre Loic Poirier imaginer l’avenir : non, Archos ne compte pas s’arrêter à cette simple gamme et oui, évidemment, ils escomptent bien signer des partenariats avec des fabricants et distributeurs type Legrand, Somfy ou encore Auchan...
Car Archos reste lucide et sait qu’il ne peut couvrir tous les objets connectés par eux-mêmes mais espère bien rallier des partenaires à leur cause. Un doux rêve ? Il y a effectivement des raisons de douter qu’un petit fabricant puisse fédérer de telles enseignes. Néanmoins, Archos - et Loic Poirier en premier chef - a montré ces dernières années que certains distributeurs adhéraient au discours (Toys’r’us, Décathlon pour ne citer qu’eux). Alors laissons-leur le bénéfice du doute...
Le Directeur Général a bien souligné la facilité avec laquelle les autres constructeurs de produits connectés pourraient interagir avec la sphère Archos que ce soit "en wifi, en bluetooth ou en radiofréquence".
Sans être nativement compatible avec les produits tiers, la base Android d’Archos permettrait - après une entente mutuelle nécessaire - d’étendre les possibilités offertes par Archos.

On voit directement l’impact positif qu’aurait ce genre d’entente : Archos n’est absolument pas expérimenté dans le domaine du thermostat intelligent, des portes de garage motorisées ou des arroseurs automatiques. De plus, ils n’ont pas de réputation dans ce milieu. Il est donc plus facile pour eux et plus rassurant pour les clients de faire installer ce genre d’équipement par des professionnels reconnus et de bénéficier ensuite de la clarté et de la facilité d’utilisation du logiciel Archos faisant office de Hub.



Montres :



Dernière catégorie des objets connectés, les montres sont aujourd’hui au nombre de trois. Un nombre qui devrait croître rapidement. Ces montres seront le compagnon d’un smartphone et ne seront pas autonomes avec une sim intégrée.
Tout comme les produits de la catégorie "Santé", ces montres sont tout droit reprises de fabricants chinois. La part de R&D pure Archos est donc ici plutôt restreinte et Loic Poirier cherche surtout à proposer des montres accessibles au plus grand nombre. On retrouve donc :
- une version à 50€, disponible autour d’Avril/Mai prochains : ici, que du basique avec notamment un écran non tactile (l’interface se pilotant donc avec des boutons sur les tranches) et une plastique très plastoc
- une version aux alentours de 100€, dotée d’un écran d’iPad Nano et embarquant des widgets (type météo) ; disponibilité : Avril/Mai également. Le système sera une base Android, facilitant la création de contenus pour la montre.
- enfin, la dernière version - de loin la plus jolie avec son écran eInk (a priori une exclu de 3 ans pour Archos), noir et blanc certes, mais incurvé. Un vrai design de montre sympathique, loin des cubes des autres modèles et de la plupart de la concurrence. Pour une prix tournant autour de 130€/150€ et une disponibilité à juin prochain. Le modèle proposé ne donnait que l’heure (c’est déjà ça !) et avait un podomètre intégré. Elle sera en revanche commercialisée avec des fonctions permettant d’interagir avec son smartphone, via les habituels widgets.



Des 3 modèles, c’est clairement la version eInk qui a fait mouche. On attend donc clairement sa mise en vente...

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“Si t’as pas une montre E-Ink à 50 ans, c’est que t’as raté ta vie !”
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Une montre au poil



Pour l’ensemble de ces montres, Archos devrait ouvrir ses API (tout comme Pebble propose un SDK), afin de permettre aux développeurs d’enrichir l’écosystème applicatif.



Et Logic Instrument dans tout ça ?



Si ce "salon" n’était pas tourné vers le nouveau meilleur ami d’Archos, nous avons néanmoins pu apercevoir quelques-uns des produits évoqués récemment
dans nos colonnes.
En particulier, le Fieldbook F1 trônait fièrement sur la table et était particulièrement impressionnant... par sa finesse. N’oublions pas qu’il est IP68 et se doit par conséquent de résister à des chutes (jusqu’à 2 mètres), l’eau, la poussière... Le tout avec un écran 6".

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Une stratégie commerciale qui semble bien en place


A l’écouter, le PDG d’Archos semble diriger une boite de 10 000 salariés au bas mot, tant le nombre de gammes et de produits présenté est conséquent. En quelques années à peine, la PME d’Igny est passée de 2 ou 3 produits par an à plusieurs dizaines. Le tout, avec autant voire moins de salariés.
Sans surprise, c’est le changement de modèle de l’entreprise qui rend aujourd’hui cette pluralité possible : en ayant basculé une grande partie de la conception - du moins pour les produits les plus classiques - vers ses partenaires asiatiques, Loic Poirier se libère d’un fardeau de poids et la stratégie "Android" lancée à l’arrivée de Marc de Courville prend ici tout son sens.

Consciencieusement, le PDG d’Archos affirme attaquer les différentes couches de l’écosystème : signer avec les distributeurs évidemment (en nom propre ou en marque blanche), mais également avec des fabricants de produits (Legrand, Somfy...) ou de logiciels (sécurité...), des intégrateurs ou encore des SSII pouvant apporter ses produits au cœur même des entreprises.

Pour autant, après l’enthousiasme, la méfiance : n’oublions pas le passé. Mais aussi le présent où le problème actuel semble être la gestion de stocks trop peu conséquents.
Des promesses, la communauté et les actionnaires en ont eu des palettes ces dernières années et au mieux elles ont fait feu de paille, au pire elles se sont évaporées aussi vite qu’elles sont apparues.
Loic Poirier n’est en effet pas le dernier samaritain sorti de nulle part en mars dernier. Non, c’est un vieux de la vieille chez Archos, où il dirigeait déjà une bonne partie de la boite...
Après, soyons honnêtes : depuis le départ officiel de Henri Crohas en mars 2013, Archos semble avoir changé. Changé d’envergure, d’envie, de résultats. Mais ce n’est pas la première fois qu’Archos semble se trouver des ailes. Par deux fois, l’espoir. Par deux fois, la déception. Alors quid de l’adage ?

Prochaine étape : le Mobile World Congress de Barcelone, prévu du 24 au 27 février prochain, pour de nouveaux produits...


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